PERSONNES HANDICAPÉES

jeune_handicapeLes personnes ayant une déficience intellectuelle.

L’animal s’avère être un excellent outil d’intervention avec les enfants, les adultes et les personnes âgées atteintes d’une déficience intellectuelle. Le choix de l’animal le plus propice se fait en fonction du rythme psychomoteur de chaque individu. Il est intéressant de constater les multiples possibilités de stimulation qu’offre chaque variété d’animaux ainsi que le matériel nécessaire à leur présentation. L’odorat, l’ouïe, la vue, le toucher, tous les sens sont mis à contribution par le biais d’activités d’exploration du corps de l’animal. Il est aussi possible de responsabiliser les individus en leur assignant des tâches propres à faciliter la séance de zoothérapie.

Tout le monde y met du sien, dans la mesure de ses capacités, et l’animal comme l’intervenant fournissent une rétroaction immédiate sur l’accomplissement de la tâche. Lors de ces séances, l’intervenant invite la personne à prendre une part active pour amplifier la valeur thérapeutique de l’activité. L’individu en tire une valorisation, tant à ses yeux qu’à travers le regard de ses pairs. Même s’il paraît simple, le contact avec l’animal est une source d’émerveillement constant. L’attention est plus facilement retenue et la concentration meilleure lorsque la cible est « vivante » et donc intéressante. L’intervenant profite de ces moments privilégiés pour aborder des sujets visant à améliorer la qualité de vie quotidienne des personnes. L’animal devient le prétexte à l’apprentissage.

Fondation zoé1Les personnes ayant un déficit moteur

Les enfants, adultes et personnes âgées ayant à vivre avec un handicap moteur doivent faire travailler régulièrement les muscles qui, s’ils ne sont pas gardés en condition, risquent l’atrophie. Souvent, la motivation vient à manquer, car l’utilité d’un tel entretien devient de plus en plus floue, imprécise. Mise en contact avec des animaux, la personne réalise rapidement que, pour bien profiter des séances de zoothérapie, elle doit être capable de les manipuler. Cette raison est utilisée par l’intervenant qui en fait une fin en soi : utiliser l’animal comme source constante de renforcement positif à l’effort physique déployé. L’effort de lancer la balle à un chien est récompensé par la collaboration enthousiaste de l’animal. Déplacer un miroir vers une tourterelle donne le plaisir d’entendre son chant d’appréciation. En cherchant à interagir avec l’animal, la personne redécouvre les moyens de réactiver certaines parties de son corps jusqu’alors délaissées. La tâche n’est plus simplement mécanique ; elle devient une action orientée vers un but agréable, d’autant plus stimulant lorsque la personne se préoccupe du bien-être de l’animal.