ENFANTS ET ADOLESCENTS EN DIFFICULTÉ

EnfantsTellement d’enfants ont eu cette irrésistible pulsion qui les poussent vers l’animal ! L’animal peut représenter pour l’enfant un modèle. N’a-t-il pas, en dépit d’une taille bien inférieure à celle d’un être humain, le secret d’une motricité accomplie et des capacités sensorielles enviables. L’enfant se reconnaît, à travers la simplicité de l’animal, sans éprouver l’incompréhension et le malaise que peut représenter l’univers des adultes. L’animal-modèle, par ses similitudes avec le petit humain, est parfois considéré sur un pied d’égalité par l’enfant. Il devient le copain de jeu turbulent, le confident discret, l’ami parfait. De par sa fidélité, sa simplicité, sa disponibilité, il est symbole de sécurité et de constance en dépit des nombreuses insécurités de la vie.

L’animal est aussi d’un grand secours auprès des adolescents, particulièrement lorsqu’ils doivent composer avec une situation personnelle difficile. L’adolescence est une période critique de recherche d’identité et de prise progressive d’assurance. Selon Levinson, « la thérapie par l’animal permet au jeune en difficulté de rétablir un contact socio-affectif avec ce monde dont il se sent extrait ». Les animaux permettent aux jeunes d’exprimer des émotions qu’ils n’osent pas dévoiler aux adultes car cette interaction n’a pas le caractère confrontant des relations humaines. Leurs défenses s’abaissent et il leur est plus facile d’être authentique.

Dans un cadre d’intervention, l’animal est l’agent facilitant la relation d’aide. De plus, l’interaction jeune/animal prend le caractère d’une dynamique relationnelle à partir de laquelle il est possible d’imaginer le mode d’entrée en relation de l’adolescent. Il est alors possible de travailler à modeler la relation intervenant/adolescent/animal afin de la rendre suffisamment significative pour que le jeune puisse la transposer dans d’autres sphères de sa vie. La création d’un lien thérapeutique significatif est un défi de taille, mais l’animal facilite grandement la chose en étant le « terrain neutre » vers lequel revenir, lorsque l’entretien prend une tournure trop menaçante, ou en étant le véhicule indirect du message que l’intervenant souhaite communiquer.